Le Forum, Santé des seins de la Fondation cancer du sein du Québec, présenté par notre Grand partenaire Banque Nationale, est LE rendez-vous scientifique annuel pour connaître les dernières avancées en cancer du sein. Assistez à des conférences et posez vos questions.

Pour sa 5e édition, le Forum aura lieu en virtuel le 30 octobre et abordera de grands sujets tels que les facteurs de risque et le dépistage, la biologie du cancer du sein, les dernières avancées et traitements, et l’amélioration de la qualité de vie des patients, soit tout le parcours du cancer du sein. Ce parcours est différent pour tous, pourtant toutes les étapes sont importantes pour bien comprendre la maladie et améliorer la qualité de vie des personnes atteintes et de leurs proches, à tous les niveaux.

Grand public

5 $

Professionnels de la santé

25 $

PROGRAMMATION

8h15 / Connexion des participants
8h30 /
Mot de bienvenue

Philippe Desrosiers
Animateur et réalisateur
ICI RADIO-CANADA, SAVOIR MÉDIA


Mot d’ouverture

Karine Iseult-Ippersiel
Présidente-directrice générale
FONDATION CANCER DU SEIN DU QUÉBEC


Mot de notre Grand partenaire Banque Nationale

Gabrielle Cournoyer
Vice-présidente, Solutions de cartes et de paiements
BANQUE NATIONALE

8h45 / Présentation d’ouverture

Microenvironnement des tumeurs de cancer du sein

Dre Anne-Marie Fortier
Associée de recherche et gestionnaire de projet
CENTRE DE RECHERCHE SUR LE CANCER GOODMAN – UNIVERSITÉ MCGILL


9h15 / Thème 1 :
Facteurs de risques et dépistage du cancer du sein – Que devons-nous savoir ?


Perturbateurs endocriniens et cancer du sein

Pre Isabelle Plante
Co-Directrice, Institut national de la recherche scientifique (INRS)
CENTRE INTERSECTORIEL D’ANALYSE DES PERTURBATEURS ENDOCRINIENS (CIAPE)

Les perturbateurs endocriniens sont des substances, naturelles ou artificielles, qui peuvent interférer avec l’action des hormones dans notre corps. Cette interférence avec les hormones sexuelles pourrait favoriser le développement du cancer du sein. Le problème, c’est que les perturbateurs endocriniens se retrouvent un peu partout dans notre environnement : shampooing, maquillage et même dans nos meubles. En effet, les retardateurs de flammes bromés sont des substances qu’on retrouve par exemple dans les meubles pour ralentir la propagation des flammes. Docteure Isabelle Plante et son équipe s’intéressent à ces molécules, qu’on retrouve nécessairement dans toutes les maisons, et qui seraient considérées comme un type de perturbateurs endocriniens susceptible d’augmenter le risque de cancer du sein.


Oncogénomique et le projet “Oncodrive”

Dre Patricia Tonin
Professeure, Département de médecine et de génétique humaine, Faculté de médecine et des sciences de la santé
CENTRE UNIVERSITAIRE DE SANTÉ MCGILL (CUSM)

Parmi les facteurs de risque, la génétique est impliquée dans environ 5 à 10% des cas de cancer du sein. Les individus (homme ou femme) porteurs d’une mutation génétique ont alors 40 à 60% de chance de développer la maladie, et ont également 50% de chance de transmettre le gène à chacun de leurs enfants. La connaissance de ces gènes est importante, car elle peut influencer la prise en charge du patient et les traitements administrés. L’objectif de “Oncodrive” est de mieux gérer les patients touchés par le cancer en intégrant mieux la génétique dans le processus de prise en charge.


Dépistage et mammographie 101

Sylvia Legros
Technologue en imagerie médicale
OTIMROEPMQ

La mammographie est une radiographie, à faible dose de rayons X, des tissus des seins pour en obtenir des images détaillées. À partir de 50 ans, toutes les femmes sont invitées à passer une mammographie aux deux ans : un rendez-vous qui peut sauver beaucoup de vies. En effet, le dépistage précoce du cancer du sein permet de détecter rapidement la présence d’une tumeur et de pouvoir ainsi la traiter tôt. Sylvia Legros nous expliquera plus en détails à quoi sert la mammographie, et comment elle fonctionne.


Densité mammaire expliquée

Dre Genevieve Tondreau
Médecin-oncologue

Les seins sont dits denses quand ils se composent d’une plus grande quantité de tissu conjonctif (entre les glandes et les canaux), de glandes et de canaux galactophores, que de tissu graisseux (adipeux). Seule une mammographie permet de déterminer la densité du sein. La mammographie permet de distinguer les contrastes entre les tissus denses radio-opaques, des tissus graisseux radio-translucides. Dans le cas d’un sein très dense, le dépistage d’un cancer du sein peut être plus difficile puisqu’on voit moins bien s’il y a la présence d’une masse. Docteure Geneviève Tondreau expliquera et approfondira ce sujet.

Période de questions

10h45 / Pause

11h00 / Thème 2:
Biologie du cancer du sein


AXL comme une cible thérapeutique multifonctionnelle dans le cancer du sein

Dr Jean-Francois Coté
Président et directeur scientifique intérimaire
INSTITUT DE RECHERCHES CLINIQUES DE MONTRÉAL (IRCM)

Environ 20 à 30% des femmes survivantes du cancer du sein deviendront métastatiques et 5% des cancers du sein au Canada sont diagnostiqués initialement au stade 4. L’équipe de Jean-François Côté a découvert qu’une protéine appelée AXL aurait un rôle important dans l’apparition de métastases. Leurs recherches visent à mieux comprendre le mécanisme derrière cette protéine pour développer des thérapies la ciblant, et ainsi prévenir la propagation des cellules cancéreuses en métastases.


Biologie du cancer du sein hormonodépendant

Dre Sylvie Mader
Chercheuse principale, Unité de recherche en ciblage moléculaire dans le traitement du cancer du sein
INSTITUT DE RECHERCHE EN IMMUNOLOGIE ET CANCER, UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL (IRIC, UDEM)
Professeure titulaire, Département de Biochimie et Médecine Moléculaire
UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL

Les récepteurs d’œstrogène et de la progestérone sont impliqués dans environ 83% des cancers du sein : on parle alors d’un cancer du sein hormonodépendant ER+. De plus, 30 à 50% de ce type de cellules tumorales vont éventuellement développer une résistance aux traitements. Mieux comprendre la biologue du cancer du sein hormonodépendant permet de développer des traitements plus ciblés qui pourraient réduire le risque de récidive.


Analogues de la vitamine D et cancer du sein triple négatif

Dr John White
Professeur et président du Département de physiologie, Faculté de médecine et des sciences de la santé
CENTRE UNIVERSITAIRE DE SANTÉ MCGILL (CUSM)

Le cancer du sein triple négatif est appelé ainsi parce qu’il ne répond à aucun des trois récepteurs hormonaux (œstrogène, progestérone et HER2), d’où son nom « triple négatif ». C’est un type de cancer plutôt agressif qui représente environ 10 à 15% des cas de cancer du sein. Les risques de récidive sont également plus élevés. Il n’existe pas de traitement ciblé pour le CSTN, c’est donc systématiquement la chimiothérapie qui est administrée.

Dr White et son équipe s’intéressent à des molécules qui pourraient cibler spécifiquement le cancer du sein triple négatif : les récepteurs de la vitamine D (VDR) et les inhibiteurs des HDAC. Ce sont deux agents anticancéreux qui agissent sur les cellules résistantes et qui, une fois combinées, pourraient arriver à tuer les cellules cancéreuses. Une meilleure compréhension du mécanisme de ces molécules pourrait permettre de développer un traitement ciblé pour le cancer du sein triple négatif.


Médecine de précision et cancer du sein métastatique

Dre Saima Hassan
Chirurgienne-oncologue, professeure adjointe, Département de chirurgie, Faculté de Médecine
CENTRE HOSPITALIER DE L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL (CHUM)

Le cancer du sein est multifactoriel et hétérogène, c’est-à-dire qu’il peut être caractérisé par une combinaison de plusieurs facteurs. Parmi ceux-ci, on analyse quels sont les sous-types moléculaires impliqués dans le développement du cancer. Les plus connues sont les récepteurs d’œstrogène (ER+) et de progestérone (PR+) suivi du facteur 2 de croissance épidermique humaine (HER2+). Plus on comprend le mécanisme d’activation de ces récepteurs, plus on peut développer des traitements pour bloquer leur action et empêcher le développement du cancer.

La particularité des métastases est que les cellules cancéreuses agissent différemment pour un cancer dit localisé que pour un cancer du sein métastatique, donc stade 4. Ce dernier implique que les cellules cancéreuses ont atteint d’autres organes du corps, comme le foie, les os, les poumons ou le cerveau. Le cancer devient incurable et on ne peut qu’essayer de le contrôler et l’empêcher de progresser. La médecine de précision peut permettre de développer des traitements plus ciblés pour limiter les effets secondaires et améliorer la qualité de vie des personnes touchées par un cancer du sein métastatique.

Période de questions

12h00 / Lunch

13h00 / Thème 3:
Les dernières avancées dans la recherche et le traitement du cancer du sein


Traitement du cancer du sein ER+ et HER2+

Dr Jamil Asselah
Chercheur et professeur agrégé, Département d’oncologie Gerald Bronfman, Faculté de médecine et des sciences de la santé
CENTRE UNIVERSITAIRE DE SANTÉ MCGILL (CUSM)

Il existe de multiples combinaisons de facteurs qui vont définir un type de cancer du sein. Ces caractéristiques vont aussi influencer le traitement qui sera administré. Nous savons toutefois que les hormones sexuelles jouent un rôle important dans le développement d’un cancer du sein. Dans 83% des cas, les récepteurs d’œstrogène (ER) et de progestérone (PR) sont impliqués, alors que la protéine HER2 est responsable d’environ 25% des cas. Docteur Jamil Asselah présentera un état des dernières avancées dans le traitement de ce type de cancer.


Biopsies liquides

Dr Mark Basik
Chercheur, Institut Lady Davis
Professeur adjoint, Départements de chirurgie et d’oncologie
UNIVERSITÉ MCGILL

Actuellement, le seul examen permettant de confirmer un diagnostic de cancer du sein est la biopsie. Cette technique consiste à prélever un morceau de la tumeur qui sera analysé en laboratoire pour détecter s’il y a présence de cellules cancéreuses ou non. La biopsie liquide consisterait plutôt en un prélèvement de sang, puis en une analyse de celui-ci. Il a récemment été découvert que de l’information sur la tumeur pourrait être détecté dans le sang, soit l’ADN tumorale, de l’ARN messager et certaines protéines. Grâce aux avancées en intelligence artificielle, il serait donc possible de pouvoir dépister le cancer du sein dans le sang, avec une technologie moins invasive, mais tout aussi précise.


Cancer du sein triple négatif, quoi de neuf?

Dr Cristiano Ferrario
Oncologue médical
HÔPITAL GÉNÉRAL JUIF
Professeur agrégé, Département d’oncologie Gerald Bronfman, Faculté de médecine et des sciences de la santé
CENTRE UNIVERSITAIRE DE SANTÉ MCGILL (CUSM)

Comme cité plus haut, le cancer du sein triple négatif représente 10 à 15% des cas de cancer du sein. On le nomme ainsi parce qu’il ne répond à aucun des trois récepteurs hormonaux (ER, PR et HER2). C’est un cancer généralement plus agressif et qu’on retrouve souvent chez des femmes plus jeunes. Comme il ne répond à aucun des récepteurs bien connus, on comprend moins bien les mécanismes derrière ce type de cancer, donc il n’existe pas de traitement ciblé et c’est souvent la chimiothérapie qui sera administrée d’emblée. Les dernières avancées sur le CSTN permettent toutefois d’entrevoir des pistes de traitements prometteurs plus ciblés qui amélioreront le pronostic de ce type de cancer tout en offrant des traitements plus précis, donc potentiellement moins agressifs.


Dernières avancées dans le traitement des maladies oligométastatiques

Dr Tarek Hijal
Directeur, Division de radio-oncologie
CENTRE UNIVERSITAIRE DE SANTÉ MCGILL (CUSM)

Le stade oligométastatique est définit comme un stade intermédiaire du cancer, entre le cancer localisé et les métastases diffuses. À cette étape, il y a présence de métastases, mais qui ne sont pas trop répandues dans tout le corps. Il existe alors différentes options de thérapies prometteuses qui pourraient permettre d’éviter les traitements systémiques en utilisant d’abord des traitements tels que la radiothérapie, qui sont plus ciblés et ayant moins d’effets secondaires indésirables.

Période de questions

14h15 / Pause

14h30 / Thème 4:
Comment améliorer le bien-être et l’état de santé globale des patients?


Quand la chirurgie controlatérale est-elle recommandée?

Dr Sarkis Meterissian
Professeur de chirurgie et d’oncologie,
UNIVERSITÉ MCGILL

La chirurgie controlatérale consiste en une mastectomie dans un sein sain, mais qu’on retire lorsqu’il y a ou qu’il y a eu cancer du sein dans l’autre sein. On peut effectuer cette procédure par mesure préventive si le risque de développer un autre cancer est trop élevé, par exemple si la personne est porteuse d’une mutation génétique. Différentes raisons peuvent justifier cette recommandation, c’est ce que Docteur Meterissian expliquera et approfondira durant sa conférence.


Améliorer l’adhésion aux traitements oraux

Sophie Lauzier, Ph. D.
Professeure titulaire à la Faculté de pharmacie de l’Université Laval et chercheuse au Centre de recherche du CHU de Québec
UNIVERSITÉ LAVAL

De plus en plus de thérapies orales sont administrées pour traiter le cancer du sein. Cela implique que les patients doivent gérer eux-mêmes la prise des médicaments. Une adhésion sous-optimale des traitements peut malheureusement augmenter le risque de mortalité liée au cancer.

La Docteure Sophie Lauzier et son équipe se sont tournés vers les pharmaciens communautaires pour en faire des acteurs clés afin d’améliorer l’adhésion aux traitements oraux. Ils ont notamment travaillé sur le programme PAcHA (programme en pharmacie pour l’accompagnement des femmes ayant de l’hormonothérapie post chirurgie) visant à former les pharmaciens et leur fournir les outils pour qu’ils puissent conseiller et répondre aux interrogations des patients.


Cancer et travail

Dre Christine Maheu
Professeure agrégée, École des sciences infirmières Ingram, Faculté de médecine et des sciences de la santé
CENTRE UNIVERSITAIRE DE SANTÉ MCGILL (CUSM)

Maureen Parkinson
Conseillère provinciale en réadaptation professionnelle
BC CANCER AGENCY

Pendant des traitements contre le cancer du sein, le patient est généralement en arrêt de travail pour pouvoir mobiliser toute son énergie dans la guérison. Toutefois, après plusieurs mois de traitement, il peut être déstabilisant de retourner au travail. La Docteure Christine Maheu et la Docteure Maureen Parkinson ont mis en place le site cancerandwork.ca afin d’offrir une multitude d’outils et de ressources pour aider les survivants du cancer, mais aussi les employeurs, à préparer un retour au travail réussi.


Activité physique et cancer du sein

Dr Michel Pavic
Directeur, Service d’hématologie-oncologie, Département de médecine, Faculté de médecine et des sciences de la santé
CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE DE SHERBROOKE (CHUS)

Il est reconnu que la pratique régulière d’activité physique réduit de 30% la mortalité liée au cancer du sein et de 12 à 21% le risque de récidive. Plus encore, l’activité physique permet de diminuer les effets secondaires indésirables liés aux traitements comme une grande fatigue, mais aussi l’anxiété, le stress et les symptômes dépressifs. Le Docteur Michel Pavic s’intéresse aux bienfaits de la pratique régulière d’activité physique dans le traitement et le rétablissement du cancer du sein.

Période de questions

15h45 / Témoignage :

Mieux s’adapter au cancer grâce à l’optimisme réaliste.

Josée Savard
Psychologue, chercheuse et professeur titulaire, École de psychologie, Faculté des sciences sociales
CENTRE DE RECHERCHE DU CHU DE QUÉBEC

Josée Savard propose une approche des plus intéressantes pour faire face à un diagnostic de cancer du sein : l’optimisme réaliste. Selon elle, le mode de pensées positives irréalistes pourrait nuire au patient plutôt que de l’aider. En effet, en croyant que la pensée positive pourra l’aider à guérir, le patient pourrait plutôt développer une grande culpabilité si le cancer venait à progresser, alors qu’il n’en est aucunement responsable. Elle propose plutôt d’envisager tous les scénarios possibles, qu’ils soient positifs, négatifs ou réalistes. Ses recherches sont basées sur les principes de la thérapie cognitive-comportementale.

16h15 / Mot de fermeture


Traduction simultanée disponible gratuitement

Notez que la plupart des interventions du Forum se feront en français, à l’exception de quelques conférenciers qui s’exprimeront en anglais. Plus de détails sur l’utilisation de la plateforme vous seront partagés par courriel peu de temps avant l’évènement.

Attestation de présence virtuelle pour les professionnels de la santé

Seules les personnes ayant remplis les conditions suivantes recevront une attestation de présence :

  1. Achat d’un billet « Professionnel de la santé – avec attestation » au coût de 25,00$ (un billet par personne) ;
  2. Information de connexion remplie adéquatement le jour du Forum (nom, prénom, etc.) ;
  3. Participation à l’ensemble de la journée de conférence.

Les attestations seront envoyées à l’adresse courriel utilisée lors de l’inscription 10 jours ouvrables suivants la fin de l’évènement.

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