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Diminuer le risque de mortalité grâce à un examen rapide

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August 7, 2018

Une faible masse musculaire associée à une forte adiposité, augmente le risque de mortalité en cas de cancer du sein non-métastatique.

Un examen rapide par scanner permet d'identifier les patientes atteintes d'un cancer du sein non-métastatique qui présentent une faible masse musculaire, ou sarcopénie, et par conséquent un risque plus élevé de mortalité.

 

 

Cet examen est une compilation de mesures prises par tomodensitométrie, technique qui permet de reconstituer un organe en trois dimensions. Quelques minutes suffisent alors pour déterminer la composition corporelle en graisse et en muscle. Une nouvelle étude montre justement l'importance de détecter la masse musculaire des patientes atteintes d'un cancer du sein non-métastatique. Un tiers des patientes étudiées avaient une sarcopénie et présentaient un taux de mortalité plus élevé que les autres patientes. D'ordinaire, une perte musculaire apparaît dans les stades avancés de la maladie, c'est la première fois que le rôle de la sarcopénie est étudié si tôt dans le développement du cancer.

 

Les auteurs de l'étude, chercheurs de l’Université d’Alberta, de l’Institut Dana Farber Cancer à Boston et du Kaiser Permanente en Californie, ont étudié l'influence de la combinaison de plusieurs facteurs de risques sur la survie des patientes, comme la sarcopénie, mais également la densité des muscles et la quantité de tissu adipeux.

 

Les patientes au risque de mortalité le plus élevé, présentent à la fois une sarcopénie et une forte quantité de tissu adipeux. Les scientifiques proposent que la mesure des masses musculaires et graisseuses par tomodensitométrie soit utilisée pour mieux prédire la survie des patientes atteintes d'un cancer du sein non-métastatique. Ils ont montré que l'indice de masse corporelle (IMC), souvent utilisé pour établir le pronostic de survie des patientes, est moins efficace pour cette prédiction.

 

Au moment du diagnostic, 37 % des patientes présentaient une densité musculaire faible ou des muscles de mauvaise qualité, mais cela n'influence pas le risque de mortalité.

 

Les chercheurs ont observé 3241 femmes atteintes d’un cancer du sein non-métastatique de stade II ou III, diagnostiquées entre janvier 2000 et décembre 2013 aux États-Unis. Âgées de 18 à 80 ans, l'âge médian était de 54 ans. Les mesures ont été réalisées dans les 6 mois après le diagnostic et avant le début d'un traitement. Le temps de suivi médian des patientes était de 6 ans. Les chercheurs ont aussi pris en considération les données ethniques et socioéconomiques, les caractéristiques de la tumeur et le type de traitement reçu.

 

Souvent après un diagnostic de cancer, les patientes en surpoids se concentrent sur leur perte de poids. Mais, comme le précisent d’autres chercheurs en complément de l'étude, il est important de faire cette activité physique pour oui, réduire l'adiposité, mais aussi augmenter la masse musculaire, et ce dans le but d'améliorer sa qualité de vie et ses chances de survie au cancer.