7 octobre 2021Témoignages

Témoignage de Marie-Pier

« Aujourd’hui, j’ai l’impression que ma condition vient avec un certain devoir. Pour transformer une longue histoire en une bien courte, le 26 décembre dernier (oui, beau cadeau!) j’ai été diagnostiquée à l’âge de 25 ans avec un cancer du sein. Plus précisément un carcinome canalaire invasif, de stade III, un triple négatif.

Le 17 août dernier, alors que je croyais bien en avoir presque terminé avec ce cancer, j’ai appris qu’en fait une population de cellules cancéreuses avaient résisté à la chimiothérapie et que j’avais des métastases au cerveau. On passe désormais à un stade IV et au point où j’en suis, ce n’est plus possible de parler de rémission.

Voilà ma longue histoire résumée au plus court possible. Alors, pourquoi donc cette publication si ce n’est pas pour parler de moi et de mon rare cas? C’est parce que force est d’admettre qu’en discutant sur mon passage avec de nombreuses femmes, hommes (et oui, les hommes peuvent aussi être atteints de ce cancer), famille, amies, collègues, professionnelles de la santé, j’ai remarqué une chose criante : on ne sait jamais trop ça ressemble à quoi un possible cancer du sein. Cette publication se veut donc une sensibilisation, une incitation à s’auto-examiner et à savoir quand exactement on devrait être suspicieux et consulter un médecin.

La principale question des gens en sachant que j’avais ce type de cancer c’était à savoir comment j’avais découvert ça. En fait, sachez que je ne me faisais aucunement une palpation officielle du sein. J’ai simplement, un beau jour d’octobre, en sortant de la douche, touché mon sein et eu l’impression d’une texture différente (dieu merci à ma formation au doctorat en chiropratique pour mes compétences en palpation!). Puis j’ai surveillé.

Deux semaines plus tard, une bosse sensible s’est développée à un ganglion de mon aisselle droite, puis a progressé. C’est là que je me suis dit : « Ok, ça va pas, je dois vraiment en parler à mon médecin.» Par chance, j’avais déjà un rendez-vous de planifié pas très loin de cette date avec mon médecin de famille (une perle hyper proactive) qui a immédiatement lancé une batterie de tests. Puis finalement, le diagnostic est tombé. »

L’observation des seins est essentielle à une meilleure prévention du cancer du sein. Un cancer détecté tôt à en effet des meilleurs pronostics de guérison. Apprenez-en ici plus sur les signes et changements auxquels prêter attention.

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