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Les nouvelles les plus marquantes du forum, Santé des seins 2023

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Notre « Forum, santé des seins », présenté par notre Grand partenaire la Banque Nationale, s’est tenu le 6 mai dernier.  

Pour cette 7e édition, des spécialistes ont présenté des conférences, des tables rondes et des ateliers sur les dernières avancées de la recherche en cancer du sein. La Fondation a également lancé un tout nouveau service de soutien gratuit. (Re)Découvrez les 5 faits saillants de cet événement sans plus attendre. Bonne lecture!  

1. Dormance des cellules cancéreuses – diminuer la charge métastatique  

Les métastases sont responsables de la majorité des décès par cancer du sein. On appelle cascade métastatique le processus qui comprend le détachement des cellules de la masse tumorale du sein, leur passage dans la circulation sanguine ou lymphatique, leur transport, leur passage dans les organes éloignés, et leur développement pour former des métastases. Ce processus est étudié de près par l’équipe du Dr. Jean-François Côté. Leurs travaux portent notamment sur la dormance des cellules cancéreuses. En effet, certaines cellules cancéreuses agressives formeront rapidement des métastases une fois arrivées en région éloignée, alors que d’autres, entreront en état de dormance pour y rester plus ou moins longtemps, avant de se réveiller pour former à leur tour de nouvelles métastases. Qu’est-ce qui distingue les cellules dormantes des cellules plus agressives ? C’est ce que l’équipe du Dr. Jean-François Côté tente de découvrir. Leur travail a permis de mettre en lumière le rôle de la voie de signalisation impliquant la phosphatidylinositol-3-kinase (PI3K) dans ce processus métastatique. Testée chez la souris, l’inhibition pharmacologique de la PI3K réduit la charge métastatique, notamment au niveau des métastases pulmonaires. Cette découverte ouvre la voie à de possibles nouvelles thérapies.  

2. HER2-faible – nouvelle catégorie, nouvelle thérapie, nouvel espoir 

Jusqu’à présent les tumeurs cancéreuses mammaires étaient classées selon deux critères pour la protéine HER2: surexpriment (HER2-positif) ou ne surexprime pas (HER2-négatif). Contrairement aux personnes dont les tumeurs cancéreuses sont classées HER2-positif, celles qui sont HER2-négatif ne peuvent bénéficier d’aucune thérapie ciblée anti-HER2. Mais la façon de caractériser l’expression de la protéine HER2 a changé avec l’apparition d’une nouvelle catégorie : HER2-faible. Certains cancers du sein précédemment considérés HER2-négatif pourraient désormais être considérées HER2-faible. Cette découverte ouvre la voie à une nouvelle option de traitement : l’anticorps conjugué Enhertu (anticorps anti-HER2 combiné au deruxtecan). Les anticorps conjugués associent les capacités de ciblage des anticorps monoclonaux et la capacité de destruction du cancer des médicaments cytotoxiques (chimiothérapies).  L’anticorps va se fixer sur la cible et va générer un signal qui va faire entrer la chimiothérapie à l’intérieur des cellules cancéreuses, tel un cheval de Troie. Les études ont démontré que le médicament Enhertu administré en deuxième ligne de traitement d’un cancer du sein métastatique HER2-faible avec expression des récepteurs hormonaux (HR+) permet de presque doubler la médiane de survie sans progression, et augmente la survie globale par rapport à la chimiothérapie seule. D’autres études sont nécessaires pour déterminer si cette découverte et cette thérapie conjuguée pourraient avoir d’autres applications cliniques.  

3. L’analyse génomique – vers une médecine de précision 

Tests génétiques, analyse génomique… C’est quoi, pourquoi et pour qui ? Lors de la table ronde portant sur la génomique tumorale, Dr Basik et Mme Nathalie Bolduc nous ont donné l’heure juste sur l’intérêt de ces tests. Nous avons appris qu’il est parfois utile d’identifier certaines mutations génétiques connues, ou encore de connaître l’expression de certains gènes afin de guider le choix de traitements, comme c’est le cas avec l’Oncotype DX. Toutefois, bien que l’avancée des connaissances portant sur le sujet soient en train de dessiner l’avenir de la prise en charge du cancer du sein, il n’est pas encore recommandé ni pertinent d’effectuer une analyse complète du génome (ensemble du matériel génétique). Pourquoi ? Parce que même si la technologie actuelle facilite l’analyse du génome et l’identification de gènes ou de mutations génétiques impliquées dans le développement, la croissance du cancer du sein, ou encore dans la résistance aux traitements, on ne sait pas encore comment interpréter ces résultats, ni quelles sont les recommandations cliniques qui en découlent. L’espoir demeure dans la recherche. C’est pourquoi la Fondation finance depuis plusieurs années, 8 banques de tissu en cancer du sein du Réseau de recherche sur le cancer, des tissus de patientes dans 32 projets de recherche. Des essais cliniques tentent de valider l’efficacité de certains médicaments en fonction de l’activation génomique. 

4. Lancement Ma Santé ActiveMC – volet nutrition 

Les études le démontrent: adopter de saines habitudes de vie est important pour la vie et la qualité de vie des personnes touchées par le cancer du sein et ce, tout au long du parcours de soins. La Fondation cancer du sein du Québec offre gratuitement le programme Ma Santé ActiveMC, qui aide les personnes atteintes à demeurer actives au quotidien. Mais comment parler des saines habitudes de vie sans aborder la question de l’alimentation ? Que veut dire bien manger dans un contexte de cancer du sein ? Comment maintenir une alimentation équilibrée malgré les effets secondaires du cancer et des traitements ? Pour répondre à ces questions, la Fondation lance le volet nutrition du programme Ma Santé ActiveMC, qui comprendra des capsules animées par Hélène Laurendeau ainsi que du contenu éducatif pour vous aider à adopter/maintenir une alimentation saine et adaptée avant, pendant et après les traitements.    

5. Les perturbateurs endocriniens – appel à la prudence 

Les substances appelées « perturbateurs endocriniens » s’invitent dans nos maisons et jusque dans nos assiettes. Que leurs effets sur la santé soient potentiels ou avérés, notamment sur le fonctionnement du système hormonal, la prudence est de mise. Karelle Trottier, du Réseau des femmes en environnement, a fait part de nombreux conseils pour tenter de limiter votre exposition quotidienne à ces substances nocives. Parmi les conseils formulés, on recommande de limiter le nombre de produits cosmétiques utilisés et de porter attention à leur composition. Au niveau alimentaire, on apprend que les aliments gras, acides, chauds ou réchauffés au micro-ondes ne font pas bon ménage avec les contenants en plastique. Enfin, on apprend qu’il est préférable de se méfier des revêtements antiadhésifs, notamment retrouvés sur les poêles de cuisson. Retrouvez plus d’information dans la brochure portant sur le sabotage hormonal.