14 juillet 2020Nouvelles

3 M $ pour la recherche de nouveaux traitements en cancer du sein

La pandémie aura mis en lumière l’importance de soutenir la recherche scientifique pour que les chercheurs puissent trouver des solutions concrètes aux enjeux de santé publique tels que la COVID-19, ou encore le cancer. Dans ce contexte, la Fondation cancer du sein du Québec (FCSQ) et IRICoR s’unissent pour soutenir des travaux de recherche en cancer du sein, un cancer qui touche une population nombreuse et vulnérable. Ils annoncent aujourd’hui fièrement les quatre récipiendaires de leur concours conjoint LeadAction | Breast Cancer du Sein, lancé en février dernier à travers le Canada. Ces chercheurs Québécois bénéficieront d’une somme totale de 3 millions de dollars sur trois ans, soit 1,5M$ provenant d’IRICoR et 1,5M$ de la FCSQ.

Ce soutien considérable permettra aux récipiendaires d’accélérer leurs travaux de recherche innovants en cancer du sein afin de proposer davantage d’options thérapeutiques aux personnes touchées. Les projets retenus ciblent deux enjeux majeurs en cancer du sein : 

  1. Comprendre pourquoi certains types de cancers du sein résistent aux traitements et ainsi combattre ces mécanismes de résistance avec de nouvelles thérapies.
  2. Développer de nouveaux traitements pour les types de cancers du sein agressifs, tels que le triple négatif et HER2-dépendant.

« Le concours LeadAction | Breast Cancer du Sein est unique et novateur! Il se traduit par la convergence de trois composantes essentielles en innovation scientifique et sociale, soit la science, l’industrie et la communauté des patients. Ainsi, en lançant conjointement cet appel, IRICoR et la Fondation cancer du sein du Québec ont permis la concrétisation des besoins criants des personnes touchées par le cancer du sein, en soutenant des projets d’envergure qui vont permettre le développement de nouvelles thérapies prometteuses. »

Jida El Hajjar, Vice-présidente aux investissements et à la promotion de la santé à la FCSQ. 


« La recherche de pointe en cancer du sein doit se traduire efficacement en bénéfice aux patients. Le concours LeadAction | Breast Cancer du Sein constitue une occasion exceptionnelle de soutenir des projets créatifs qui assureront le développement de solutions thérapeutiques novatrices destinées aux personnes atteintes de cancer du sein. Avec ce Concours, nous saisissons l’opportunité de combiner notre expertise de transformation de la recherche sur le cancer en innovations thérapeutiques avec la connaissance pointue de la Fondation quant aux besoins des patients atteints de cancer du sein. IRICoR se réjouit de la qualité remarquable des projets qui ont été soumis dans le cadre du concours LeadAction | Breast Cancer du sein lancé à travers le Canada. »

Nadine Beauger, Directrice générale d’IRICoR.

Les récipiendaires du concours LeadAction | Breast Cancer du Sein

À la suite d’un processus compétitif et d’une évaluation rigoureuse de demandes provenant du Québec et du reste du Canada par un comité de pairs international indépendant, quatre projets ont été sélectionnés : 

1. Bloquer les dépendances des tumeurs cancéreuses pour les détruire 

Approches novatrices pour cibler la traduction des ARNm dans les cancers du sein avec mauvais pronostics [L’équipe de Jerry Pelletier, chercheur principal au centre Rosalind et Morris Goodman de recherche sur le cancer, Université McGill]

Alors que les cellules cancéreuses dépendent de la traduction des ARNm pour produire les protéines nécessaires à leur caractère agressif, aucune molécule n’a à ce jour été développée pour bloquer ce processus dans le cancer du sein. L’équipe de Jerry Pelletier cherche à régler cette carence en développant une molécule appartenant à une toute nouvelle classe d’agent anti-cancéreux capable de cibler et bloquer cette dépendance. 

2. Contrer la résistance aux traitements 

Développement d’anti-oestrogènes oraux optimisés pour l’induction de la SUMOylation du récepteur des oestrogènes [L’équipe de Sylvie Mader, Chercheuse principale à l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC) de l’Université de Montréal]

De 30 à 50 % des patients touchés par un cancer du sein de type hormono-dépendant (ER+) développent une résistance aux thérapies qui ciblent le récepteur des oestrogènes. Ces experts ont déjà découvert le fonctionnement d’un des mécanismes de résistance qu’est la SUMOylation du récepteur des œstrogènes. Maintenant, ils travaillent au développement de nouvelles molécules pour le déjouer et mieux traiter les personnes touchées par le cancer du sein métastatique hormono-dépendant. 

3. Démystifier le rôle d’une protéine responsable de la propagation du cancer du sein triple négatif

Développement de petites molécules inhibitrices de la GTPase Ran en tant qu’agents anticancéreux [L’équipe d’Anne-Marie Mes-Masson, Chercheuse principale au Centre de recherche du CHUM]

Le cancer du sein est beaucoup plus difficile à traiter au stade métastatique. Dans plusieurs cas, la protéine Ran est associée à la propagation de la maladie vers les autres tissus sains. Les deux chercheuses testent actuellement des molécules pour freiner la protéine Ran dans le but de ralentir ou d’arrêter la progression du cancer du sein. 

4. Développer une nouvelle molécule comparable à la vitamine D pour combattre le cancer du sein triple négatif

Analogues bifonctionnels de la vitamine D contre le cancer du sein de type triple négatif [L’équipe de John White, directeur, département de physiologie à l’Université McGill.]

Cette équipe de chercheurs a développé une nouvelle classe de molécules comme agents thérapeutiques contre le cancer du sein triple négatif. Il s’agit d’analogues de la vitamine D. Leur grande particularité : ils combinent 2 fonctions actives contre le cancer soit les inhibiteurs d’HDACs et la forme active de la vitamine D.  

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